AGRESSION DE MILITANTS COMMUNISTES À IVRY-SUR-SEINE FACE À L’EXTRÊME DROITE, L’INTRANSIGEANCE DOIT REDEVENIR LA NORME

Ce 11 dimanche mai 2025 à Ivry-sur-Seine, 2 militants communistes ivryens ont été menacés et intimidés alors qu’ils collaient des affiches pour notre campagne “un million d’oliviers pour la Paix”. Cette campagne vise à soutenir le développement économique et agricole de la Palestine, écrasé par le poids de la guerre et du colonialisme.

 

Un groupe de 5 personnes a tenté d’intimider nos camarades, avant de s’attaquer au véhicule dans lequel ils s’étaient réfugiés, aux cris de “siegheil”. La nature de leurs propos et de leurs actes ne laisse aucun doute quant à leur adhésion aux idéologies d’extrême droite.

Nous apportons tout notre soutien aux militants ivryens ciblés par cette agression, et à la section locale du PCF. Nous félicitons le sang-froid et le calme de nos camarades qui ont su ne pas répondre aux provocations avec dignité.

Alors que des néonazis sont autorisés à manifester drapeaux en main dans les rues de Paris le lendemain des 80 ans de la victoire des peuples sur le nazisme sans être inquiétés, Alors qu’une trentaine de militants d’extrême droite peuvent agresser à coups de couteau des syndicalistes dans leurs locaux le 16 février dernier, Alors que le Rassemblement National se permet d’organiser une manifestation s’en prenant explicitement aux magistrats…

Cette nouvelle agression dans notre département vient s’ajouter à une longue liste d’actes de mépris de l’extrême droite envers la République, la démocratie et l’État de droit.

La situation doit alerter tous les militants progressistes et les républicains sincères. Propulsée par les derniers scores électoraux du Rassemblement National et désinhibée par son impunité dans ses affaires de violences, l’extrême droite multiplie les provocations et prépare de nouveaux drames.

Nous appellons à prendre des mesures fermes pour protéger la République. Les organisations se revendiquant des idéologies fascistes et nazies doivent être immédiatement dissoutes et leurs violences sévèrement condamnées. L’inéligibilité des élus condamnés pour incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination raciale doit être systématique : en République, le racisme n’est pas une opinion mais un délit !

Les communistes resteront vigilants et combatifs pour faire reculer l’extrême-droite et ses idées !

À Maisons-Alfort et partout ailleurs : refuser le fascisme

Hier à Maisons-Alfort, 36 militants d’ultra-droite du GUD (groupe union défense), ont été contrôlés par la police nationale en se rendant à une manifestation à Paris. Ils étaient en possession de cagoules, bombes lacrymogènes et cutters, dans un sac-à-dos.

Le GUD est connu pour sa violence et pour son idéologie ouvertement néo-nazie, qui a été reconstruite après la dissolution d’autres organisations fascistes en 2022.

Les organisations fascistes et leurs militants, poussés par les succès électoraux de l’extrême-droite et une impression d’impunité, n’hésitent plus à « faire le coup de poing ».

À ce titre, le gouvernement porte une responsabilité grave : pour faire oublier ses échecs à apporter des solutions aux vrais problèmes des Français (inflation, crise du logement, chômage…), il fait diversion en reprenant les thèses de l’extrême-droite, avec la loi immigration par exemple.

Pour faire reculer l’extrême-droite violente dans la rue, il faut d’abord l’isoler et la battre sur le terrain des idées : sa capacité à s’imposer par la violence dépend de la force de ses idées dans la société !

Dans une crise qui fragilise des millions d’entre-nous, il ne suffit plus de « grands mots » pour combattre les discours simplistes et racistes de l’ultra-droite.

Les communistes du Val-de-Marne prennent et prendront toutes leurs responsabilités pour mener chaque jour la bataille des idées : contre l’extrême-droite et pour des Jours heureux, pour le progrès social, écologique et démocratique dans une France accueillante et fraternelle. Ils appellent tous ceux qui partagent ces combats à les rejoindre dans l’action.

Le vote de la loi immigration fait honte à la République !

Le vote de la loi « immigration » par la majorité présidentielle, la droite et les lepénistes, remet en question le fondement de la République Française, qui reconnaît depuis la Révolution de 1789 ses citoyens comme une communauté politique et non ethnique.

Pour les immigrés en situation régulière, la loi allonge les délais pour l’obtention de prestations sociales qui devraient leur revenir. Elle impose des quotas migratoires, avec des objectifs chiffrés.

Au lieu de porter les valeurs républicaines d’accueil et de fraternité, le gouvernement choisit une gestion comptable.

C’est un blanc-seing pour ceux qui exploitent de manière honteuse les immigrés, et qui imposent une concurrence entre immigrés et nationaux.

Comble de la honte, les mineurs aussi sont touchés. Des enfants arrivés en France avant 12 ans, qui y auront peut-être vécu toute leur vie, pourront désormais être expulsés.

De plus, avec la promesse faite à la droite d’un projet de loi sur l’Aide médicale d’État, c’est toute la santé publique qui est menacée : une épidémie ne regarde pas les titres de séjours, et les urgences coûtent bien plus que la prévention !

En outre, si des difficultés objectives sont vécues par bon nombre de nos concitoyens et quelles que soient leurs origines, ce n’est pas en raison d’une inadéquation génétique à notre Nation, mais bien à cause de l’ordre économique et politique ultralibéral qui a cassé tous les outils d’émancipation, et singulièrement l’école de la République en lui retirant les moyens de ses ambitions d’élever chaque citoyen à égalité.

Les communistes du Val-de-Marne s’indignent de cette loi qui ne fera que renforcer les lepénistes dans les pays. Ils dénoncent l’irresponsabilité des élus qui l’ont voté, en s’appuyant sur le discours idéologique de l’extrême-droite. Ils appellent à continuer la mobilisation pour s’y opposer. Ils appellent les Val-de-Marnais à interpeler avec eux les parlementaires du département qui ont voté cette loi de la honte : Frédéric Descrozailles, Mathieu Lefèvre et Guillaume Gouffier-Valente (Renaissance), Maud Petit (Modem), Michel Herbillon, Christian Cambon et Marie-Carole Ciuntu (LR) et Laurent Lafon (UDI).

Ian Brossat, sénateur de Paris, est intervenu au sénat sur ce projet de loi. Retrouvez sa prise de parole ci-contre.